Demain c’est LA fin!

24 Juin

Le 24/06/2013

Par Vincent

Résumé :

20/06/2013 (Jour 656)
Trèves jusqu’à Thionville (France !), Distance parcourue : 85,13 km, Temps pédalé : 4h58

21/06/2013 (Jour 657)
Thionville jusqu’à Etain, Distance parcourue : 62,23 km, Temps pédalé : 3h58

22/06/2013 (Jour 658)
Etain jusqu’à L’Epine, Distance parcourue : 103,10 km, Temps pédalé : 6h18

23/06/2013 (Jour 659)
L’Epine jusqu’à La Queue, Distance parcourue : 75,41 km (+20 en voiture), Temps pédalé : 5h12

24/06/2013 (Jour 660)
La Queue jusqu’à Messy, Distance parcourue : 72,66 km, Temps pédalé : 4h28

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On va tout de suite commencer par une petite info organisation. Vous avez été très nombreux (2 ou 3 personnes 🙂 ) à nous demander où l’on pouvait se retrouver pour notre arrivée. Alors ça fait 22 mois qu’on est dehors en pleine nature, au milieu des champs, des forêts, des déserts, etc. On a donc décidé de choisir un lieu d’arrivée s’inscrivant dans cette même lignée. Un endroit vert où les oiseaux chantent et les arbres nombreux : l’Esplanade de la Défense 🙂 ! On vous donne donc rendez-vous demain soir 25/06 à 18h30 DEVANT LES MARCHES DE L’ARCHE DE LA DEFENSE (COTE PARIS). Pas la peine de nous dire qui vient ou ne vient pas, y aura rien à boire 🙂 !

Côté vélo, nous avons donc quitté Trèves (Allemagne) jeudi dernier, motivés à l’idée de retrouver la France. La pluie battante et la foudre nous ont un peu refroidis mais bien heureusement tout s’est soudainement calmé après le déjeuner.

Les amis de la Moselle

Les amis de la Moselle

Le retour du soleil, en tout cas pour un temps, nous a permis de faire une toute petite escapade au Luxembourg et de passer par la ville de Schengen. Ça doit vous dire quelque chose…

C'est tout petit Schengen

C’est tout petit Schengen

Et puis le moment était arrivé de retourner au pays. Avec la disparition des frontières en Europe, nous avons juste eu droit à un basique panneau routier nous indiquant l’entrée dans l’Hexagone. Mais bon, ça y est, on y était, 652 jours après l’avoir quittée, nous roulions à nouveau en France ! On a même eu le luxe d’avoir une piste cyclable de presque 30 km qui nous a amenés jusqu’à Thionville.

Piste cyclable française :-) !

Piste cyclable française 🙂 !

A Thionville, il s’est remis à pleuvoir et on en prit plein la poire pendant les 3 jours qui ont suivis. Du coup, c’était un peu glauque comme ambiance parce que la Moselle côté France, ce n’est pas vraiment comme du côté allemand, en tout cas aux endroits où nous étions. Florange c’est comme Schengen, ça doit vous dire quelque chose, et bien on y est passé. Bon bref, tout ce coin-là, c’était pas top, ça nous a même fait mal au cœur pour les habitants de traverser ces villes « fantômes ». Avec la grisaille, c’était presque un film de science-fiction.

Décor un peu spécial

Décor un peu spécial

Au fond, une énorme usine abandonnée

Au fond, une énorme usine abandonnée

La météo ne s’est pas améliorée et Verdun sous une pluie battante on peut vous dire que ce n’est pas génial pour le moral. Alors un midi on s’est réconforté avec une bonne bavette dans un bon petit bistro comme on les aime. Ah ça faisait longtemps. Ca faisait aussi longtemps qu’on n’avait pas fait un peu de côte… et punaise c’est vallonné la France on l’avait oublié ! Niveau village, ça a nettement changé quand nous avons rejoint la Champagne, le décor a changé. C’est devenu  vraiment sympa.

Ca grimpe

Ca grimpe

Notre Dame de L'Epine

Notre Dame de L’Epine

Quand on vous dit que les villages sont plus sympas :-) !

Quand on vous dit que les villages sont plus sympas 🙂 !

Notre Dame en Vaux, Chalons en Champagne

Notre Dame en Vaux, Chalons en Champagne

Par contre, le temps lui n’a pas changé. Horrible, vent de face bien puissant, pluies, pas très chaud, etc. Pour vous faire une idée, l’apogée c’était la journée de dimanche, ça parlera peut-être à certains d’entre vous. Mais heureusement ce jour-là, nous avions rendez-vous chez Maryse et Guillermo. Donc après avoir crevé (sous la pluie c’est encore mieux), pédalé avec un vent de face pendant un peu plus de 5 heures et le tout avec des ondées dignes de la mousson, et bien tout c’est arrangé. Arrivés à Montmirail (oui, oui celui auquel vous pensez), alléluia Maryse est venue nous chercher en voiture. On a passé une bien bonne soirée réconfortante alors un grand merci à eux deux !

Vent dans la face!

Vent dans la face!

Trempé mais pas mouillé!

Trempé mais pas mouillé!

Je n'vois point d'ours mon seigneur

Je n’vois point d’ours mon seigneur

Avec Maryse et Guillermo

Avec Maryse et Guillermo

Et enfin aujourd’hui, ça ne s’est pas trop mal passé, pas trop de pluie et des petites routes peu empruntées. Que demande le peuple ?! On s’est même trouvé un chouette endroit pour dormir pour notre dernière nuitée du voyage, ça va être royal avec un bon plat de spaghettis . Demain, on prendra la piste cyclable qui suit le canal de l’Ourcq et on sera comme convenu à 18h30 à la Défense.

On vous dit donc à demain pour certains et à plus tard pour les autres !

A demain!

A demain!

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De retour au pays !

20 Juin

Le 20 /06/2013

 

On l’avait quittée il y a 652 jours. Aujourd’hui, nous retrouvons notre douce France. Désormais, c’est cap à l’ouest, direction Paris. Le compte à rebours est lancé!

 

La Mère Patrie :-) !

La Mère Patrie 🙂 !

Grosses bises de Thionville.

Recette du mois de juin : Quelques tranches de Pays-Bas, un soupçon de Belgique et une bonne dose d’Allemagne!

19 Juin

Le 19 /06/2013

Par Vincent

Résumé :

• 03/06/2013 (Jour 640)
Amsterdam jusqu’à Bunnik, Distance parcourue : 68,82 km, Temps pédalé : 3h53

• 04/06/2013 (Jour 641)
Bunnik jusqu’à Hank, Distance parcourue : 75,33 km, Temps pédalé : 4h33

• 05/06/2013 (Jour 642)
Hank jusqu’à Alphen, Distance parcourue : 46,85 km, Temps pédalé : 2h47

• 06/06/2013 (Jour 643)
Alphen jusqu’à Aarschot (Belgique), Distance parcourue : 106,46 km, Temps pédalé : 6h03

• 07/06/2013 (Jour 644)
Aarschot jusqu’à Gembloux, Distance parcourue : 70,97 km, Temps pédalé : 4h12

• 08/06 au 09/06/2013 (Jour 645 à 646)
Gembloux

• 10/06/2013 (Jour 647)
Gembloux jusqu’à Wittem (Pays Bas), Distance parcourue : 121,04 km, Temps pédalé : 6h49

• 11/06/2013 (Jour 648)
Wittem jusqu’à Melhem (Allemagne), Distance parcourue : 140,29 km, Temps pédalé : 8h46

• 12/06/2013 (Jour 649)
Melhem jusqu’à Kruft, Distance parcourue : 54,96 km, Temps pédalé : 3h46

• 13/06 au 14/06/2013 (Jour 650 à 651)
Kruft

• 15/06/2013 (Jour 652)
Kruft jusqu’à Weissenthurm, Distance parcourue : 23,43 km, Temps pédalé : 1h36

• 16/06/2013 (Jour 653)
Weissenthurm jusqu’à Ellenz, Distance parcourue : 80,05 km, Temps pédalé : 4h53

• 17/06/2013 (Jour 654)
Ellenz jusqu’à Bernkastel, Distance parcourue : 72,11 km, Temps pédalé : 4h18

• 18/06/2013 (Jour 655)
Bernkastel jusqu’à Trèves, Distance parcourue : 73,97 km, Temps pédalé : 4h03

• 19/06/2013 (Jour 656)
Trèves
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A Amsterdam, on a eu du mal à quitter Céline et son nid douillet tellement on était bien. Mais le vélo est décidément plus fort que tout ! Et puis on avait deux beaux rendez-vous à honorer… On a donc quitté notre copine. Le premier jour, nous avons traversé Utrecht dont le centre est bien sympa. Mais on a surtout été étonnés par la quantité de vélos qu’on y a vus et notamment un parking gigantesque qu’on n’a même pas pu prendre entièrement en photo :

Parking à vélo, Utrecht

Parking à vélo, Utrecht

C'est lequel le mien?

C’est lequel le mien?

Le soir même nous trouvions un bon petit camping à la néerlandaise (donc top)  pour planter la tente. D’ailleurs on ne rigole pas avec le camping aux Pays Bas, il y en a une sacrée quantité ! Au petit matin, nous avons vraiment mais alors vraiment pu apprécier l’expression : « se lever au chant du coq ». La preuve en image :

Debout tout le monde!

Debout tout le monde!

Nous étions donc prêts de bonne heure, toujours aussi motivés à l’idée de profiter des innombrables pistes cyclables du pays. Certes le décor n’était pas aussi enthousiasmant qu’en Hollande du Nord mais quel luxe de pouvoir aller partout sans jamais croiser de voitures ! Et puis on voit tout de même de temps en temps de chouettes bâtisses.

Pas passionnant mais à l'écart de la circulation

Pas passionnant mais à l’écart de la circulation

De belles maisons au toit de chaume

De belles maisons au toit de chaume

D’ailleurs, petite info géographie : La Hollande n’est pas un pays, si si promis. Les Pays-Bas sont en fait composés de plusieurs régions (12) dont la Hollande du Nord et du Sud. Voilà, l’explication, c’est cadeau  🙂 .
A la sortie d’un supermarché, Bernardo nous a invités à passer chez lui. Bernardo est espagnol mais vit aux Pays-Bas depuis 13 ans. Intrigué par nos montures et nos trognes, il est venu engager la conversation et c’est comme ça que nous nous sommes retrouvés dans son salon à discuter pendant 3 heures. Il nous a appris pas mal de choses sur la vie sur place et lui comme nous, étions ravis de parler espagnol. Punaise c’était bon ! On avait l’impression de retourner en Amérique Latine !

Avec Bernardo

Avec Bernardo

Il nous a bien proposé de rester chez lui mais comme on vous l’a dit, on avait rendez-vous. Et mine de rien, poser notre tente chaque soir sur une herbe grasse et verte, ça nous plaît bien. D’autant plus que  comme vous l’avez vu plus haut, le réveil est souvent animé !

Combat de paons

Combat de paons

Pour nos premiers kilomètres en Belgique, on a fait un peu de route avec Emil, un cycliste néerlandais qui faisait une petite « bouclette » de 200 km ce jour autour de chez lui. Il nous a abordés en nous disant : « Vous, vous n’êtes pas comme les autres! Vous voyagez depuis longtemps hein ! ». Bon c’est vrai qu’on n’est pas trop comme les autres cyclos qu’on croise. Ils ont notamment souvent le pif collé sur leur GPS qui leur dit où il faut aller. Nous c’est pas notre truc. On est  plutôt à l’ancienne : carte, boussole et on discute. Donc le père Emil nous dit qu’il connaît le coin comme sa poche et qu’on peut le suivre. Cool, on discute avec Emil et on le suit, bon programme. Sauf qu’Emil lui non plus n’est pas comme les autres mais pas pour les même raisons. En fait on se rend compte un peu trop tard qu’il n’a pas la lumière à tous les étages… Du coup on fait 30 bornes à peu près à l’opposé de la direction où l’on veut aller 🙂 . C’est pas grave, c’est plat, on a du temps et au passage nous sommes arrivés en Belgique.

On arrive en Belgique!

On arrive en Belgique!

On se met en quête de notre premier camping belge et on le trouve mais on pense qu’on n’a pas choisi le meilleur. On vous passe la description des deux  chiens des proprios : deux dogues allemands qui sont venus se « soulager » non loin de la tente (attention où tu marches si tu te lèves la nuit  🙂 ). Par contre les douches, on est obligé de développer. On ne vous dit pas combien la taulière nous a fait payer pour 7 minutes d’eau mais on a jamais payé aussi cher. Franchement, on n’est pas difficile mais vu le prix, c’était abusé. On avait l’impression d’être dans les douches de Fleury Merogis, en tout cas c’est l’idée qu’on s’en fait. On s’y croyait tellement qu’on avait presque peur de faire tomber notre savonnette  🙂 . La photo est bien mieux que la réalité mais ça donne une idée :

Bonne chance

Bonne chance

Le lendemain nous avons rejoint (toujours grâce aux pistes cyclables !) nos amis Angélique et Remi qui habitent à Gembloux près de Namur. Pendant que nous attendions nos potes dans un café, Sandrine a même rencontré un collègue de boulot avec qui on a passé un chouette moment. Cette planète est vraiment minuscule…

Avec Frederic

Avec Frederic

Piste cyclable belge

Piste cyclable belge

Plus petite, mais toujours une piste cyclable

Plus petite, mais toujours une piste cyclable

Nous avions rencontré Angélique (qui attend un petit voyageur) et Remi au Chili, il y a 1 an1/2. Eux aussi étaient à vélo et le courant était super bien passé. Du coup nous sommes restés en contact et nous voilà réunis en Belgique ! On passe un bon week-end tous les quatre. On discute toute la journée, on mange, on va se balader, on va même voir un truc un peu loufoque qu’on ne connaissait pas : un match d’improvisation. Bref, de bonnes retrouvailles cyclotouristiques !

Avec Angélique et Rémi

Avec Angélique et Rémi

Dans les rues de Louvain

Dans les rues de Louvain

Passage par la friterie obligatoire

Passage par la friterie obligatoire

Le week-end passe à toute vitesse et comme d’habitude, il faut dire au revoir aux amis…pour aller en retrouver d’autres ! Et oui nous avions le dernier rendez-vous du voyage à honorer donc retour en Allemagne, youpi ! On quitte Angélique et Remi pour reprendre la route vers l’Est. On traverse Maastricht, l’occasion de faire un dernier coucou aux Pays-Bas et retrouvons l’Allemagne en passant par Aix La Chapelle. En fait nous mettons 3 jours (316 km) pour rejoindre la ville mondialement connue de Kruft  🙂  (4000 habitants), près de Koblenz.

On pédale même un peu le long du Rhin et un soir, on n’est pas loin de battre notre record de kilomètres parcourus en une journée. Ce soir-là nous pensions trouver une petite chambrette dans la ville de Bonn. Mais pas de chance, nous sommes arrivés au même moment où se tenait une grosse conférence sur le climat avec la présence de l’ONU notamment. Du coup, toute la ville était surbookée. On nous a dit plusieurs fois : « Vous savez, les gens viennent de toute la planète pour assister à cette conférence ! ». C’est marrant le concept de prendre un avion pour aller assister à une conférence sur le climat non ? Bref, une fois de plus le camping situé à une quinzaine de kilomètres nous a « sauvés ». On est n’était pas stressé pour un sou, on s’est même dit à un moment qu’on pouvait peut-être essayer de pédaler le plus longtemps possible pour voir 🙂 . Mais nos bâillements faisaient trop de bruit dans le silence de la nuit.

Un peu de vélo le long du Rhin

Un peu de vélo le long du Rhin

Dans les environs de Kruft

Dans les environs de Kruft

Le lendemain, nous arrivions chez Margit et Günter, à Kruft donc. Une journaliste du journal régional prévenue de notre venue était là pour faire quelques photos, ça c’est de l’accueil 🙂 ! Trois jours plus tard nous étions dans le journal où nous apprenions d’ailleurs que nous étions passés par le Canada. On aurait bien voulu 🙂 .

Article paru dans le Rhein Zeitung

Article paru dans le Rhein Zeitung

Günter étant un vrai cordon bleu, nous avons été gâtés pendant les jours passés en sa compagnie. Et de la compagnie, on en a eu ! On a vu toute la famille et on a festoyé comme il se doit !

Un bon repas!

Un bon repas!

On ne prend pas les mêmes mais on recommence!

On ne prend pas les mêmes mais on recommence!

Et comment ne pas parler de Kruft sans parler de la bière! On vous a préparé une petite séries de photos que l’on dédicace à toute notre « famille » d’Allemagne. Merci encore pour ces supers moments !

La double bière sans alcool

La double bière sans alcool

Degustation

Degustation

Prost!

Prost!

Günter est formel : "c'est LE remède!"

Günter est formel : « c’est LE remède! »

Quand on a quitté Kruft, là c’était vraiment les derniers au revoir du voyage. Et pour terminer l’étape Allemande en beauté, on a décidé de suivre la Moselle. Franchement, on en a pris plein les yeux. Du château en veux-tu en voilà, des villages magnifiques, des pistes cyclables du feu de Dieu, des campings de compét’, des pensions sympas et un ciel limpide.

Le long de la Moselle

Le long de la Moselle

Le long de la Moselle

Le long de la Moselle

Le long de la Moselle

Le long de la Moselle

Le long de la Moselle

Le long de la Moselle

Potes de camping

Potes de camping

Petit village

Petit village

Avec Edi, 40 ans de cyclotourisme!

Avec Edi, 40 ans de cyclotourisme!

Jolie placette

Jolie placette

En parlant du temps, on n’a pas vu la pluie depuis le 29 mai ! Pas mal hein ! Mais quelque chose nous dit que ça ne va pas tarder à mouiller. On ne s’en plaindrait même pas vu qu’ici ça fait 4 jours qu’on est au-dessus de 30°C. On a même frôlé les 40 ! Du coup, comme ça cogne dur, on a dû ressortir les gapettes qu’on nous avait offertes à San Antonio (la classe!) 🙂 :

La classe au féminin :-)

La classe au féminin 🙂

La classe au masculin :-)

La classe au masculin 🙂

Pour notre dernière pause allemande, nous sommes restés deux nuits à Trèves, ville la plus ancienne d’Allemagne qui possède quelques vestiges de l’époque romaine.

La Porta Negra, porte fortifiée de l'époque romaine

La Porta Negra, porte fortifiée de l’époque romaine

Basilique de l'empereur Constantin

Basilique de l’empereur Constantin

Cathédrale de Trèves

Cathédrale de Trèves

Les thermes impériaux de l'époque romaine

Les thermes impériaux de l’époque romaine

Enfin voilà, demain nous quittons l’Allemagne pour rejoindre notre dernier pays d’où on vous fera un petit coucou ! Allez on vous donne un indice : paraît qu’ils font de la bonne baguette par là-bas…

Dernier indice :-)

Dernier indice 🙂

D’Hambourg à Amsterdam, mouillés mais heureux!

3 Juin

Le 03/06/2013

Par Vincent

Résumé :

• 12/05 au 17/05/2013 (Jour 618 à 623)
Hambourg

• 18/05/2013 (Jour 624)
Hambourg jusqu’à Raa, Distance parcourue : 58,35 km, Temps pédalé : 4h05

• 19/05/2013 (Jour 625)
Raa jusqu’à Kreidesee, Distance parcourue : 52,48 km, Temps pédalé : 3h24

• 20/05/2013 (Jour 626)
Kreidesee jusqu’à Gnarrenburg, Distance parcourue : 50,04 km, Temps pédalé : 3h21

• 21/05/2013 (Jour 627)
Gnarrenburg

• 22/05/2013 (Jour 628)
Gnarrenburg jusqu’à Gros Mackensted, Distance parcourue : 65,07 km, Temps pédalé : 4h07

• 23/05/2013 (Jour 629)
Gros Mackensted jusqu’à Visbek, Distance parcourue : 57,52 km, Temps pédalé : 3h54

• 24/05/2013 (Jour 630)
Visbek jusqu’à Löningen, Distance parcourue : 56,08 km, Temps pédalé : 3h34

• 25/05/2013 (Jour 631)
Löningen

• 26/05/2013 (Jour 633)
Löningen jusqu’à Meppen, Distance parcourue : 55,17 km, Temps pédalé : 3h44

• 27/05/2013 (Jour 634)
Meppen jusqu’à Laar, Distance parcourue : 69,36 km, Temps pédalé : 4h29

• 28/05/2013 (Jour 635)
Laar jusqu’à Hattem (Hollande !), Distance parcourue : 78,09 km, Temps pédalé : 4h45

• 29/05/2013 (Jour 636)
Hattem jusqu’à Huizen, Distance parcourue : 101,44 km, Temps pédalé : 6h30

• 30/05/2013 (Jour 637)
Huizen jusqu’à Amsterdam, Distance parcourue : 43,77 km, Temps pédalé : 2h49

• 31/05 au 02/06/2013 (Jour 637 à 639)
Amsterdam
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Après une bonne pause à Hambourg, nous avons repris la route. Ces quelques jours passés dans la deuxième plus grande ville d’Allemagne nous ont permis de nous remettre à l’heure européenne. Ou plutôt au climat européen… La dernière fois que nous avions pédalé, c’était de l’autre côté de l’atlantique, sous le soleil. Pour notre première journée à vélo chez les Teutons, c’était grisaille pour commencer et grosse pluie glacée pour continuer.  Malgré ces conditions pas vraiment optimales, nous avons tout de même réussi à apprécier cette reprise. Les pistes cyclables allemandes y sont peut-être un peu pour quelque chose.

On quitte Hambourg

On quitte Hambourg

Et c'est parti!

Et c’est parti!

On se croirait en Japonie

On se croirait en Japonie

Et puis au milieu de toute cette pluie, on a même réussit à rencontrer un cycliste avec qui on a fait un peu de route. Sven est belge, il a 28 ans et fait un « petit » tour à vélo de quelques mois en Europe. C’est super pratique d’avoir Sven avec nous et surtout vers 19 heures quand la pluie tombe comme jamais. Sven parle français, flamand, anglais, italien, espagnol et… allemand. Du coup, comme notre allemand à nous était encore bien hésitant ces premiers jours, Sven est allé en éclaireur demander dans une ferme si l’on pouvait planter nos tentes sous un hangar. Oui mais voilà, pour Karin et Bernd c’est hors de question ! C’est dans la maison au chaud ou nulle part ! Nous voilà donc invités à passer la nuit tous les trois au sec, au chaud, dans un bon lit et le tout après une bonne douche et un bon repas. On passe une super soirée, nous sommes 10 !

Le lendemain matin on reprend la route, malgré les multiples sollicitations visant à nous faire rester. Sven reste, il fait 2 degrés.

En famille!

En famille!

Il fait froid et moche mais au moins il ne pleut plus alors on a envie d’en profiter. On ne vous cache pas que du temps pourri on en a eu à volonté ces deux dernières semaines, en fait c’est comme ça depuis qu’on a débarqué en Europe. Mais comme on est sur le même continent que la plupart d’entre vous, on ne vous apprend rien. On est comme vous, on se demande pourquoi ils ont foutu le mois de novembre à la place du mois de mai ! Mais bon vous nous croirez ou pas, on se plaît, on a peut-être même jamais pédalé aussi sereins de tout le voyage. En fait l’Allemagne est truffée de pistes cyclables, du coup c’est super agréable. De plus, on ne fait que traverser des petits villages et petites villes ultra paisibles. On passe le plus clair de notre temps au milieu des champs ou des forêts, les oiseaux gazouillent, c’est tout vert et tout mouillé 🙂 . Des fois on voit même un peu le soleil ! Et ces pistes cyclables, quel bonheur ! C’est vraiment génial de pouvoir pédaler en ne se souciant de rien. On pense même qu’il est possible de traverser tout le pays sans partager une seule fois la route avec les voitures !

Jolie maison

Jolie maison

La cambrousse

La cambrousse

Sont bizarres ces boeufs

Sont bizarres ces boeufs

Dans les bois

Dans les bois

Moutons curieux

Moutons curieux

Un vieux gréement

Un vieux gréement

Brême

Brême

Une double crevaison!

Une double crevaison!

Oh des p'tits agneaux

Oh des p’tits agneaux

Ouahou! Du soleil!

Ouahou! Du soleil!

Avec cette météo très capricieuse, il n’est pas toujours évident de camper. On varie donc les plaisirs et on s’offre de temps en temps des petites pensions où les gens nous font toujours de supers rabais. Il faut dire que la saison ne doit pas être top pour les professionnels du tourisme alors peut-être que ça joue aussi. Et peut-être aussi que quand on arrive trempé gelé pour savoir si il y a une chambre de libre à un tarif « cyclos en fin de budget » et bien peut-être qu’on fait un peu pitié. Mais on pense surtout que les allemands sont sympas et accueillants. C’est même un constat. Et attention, les chambres nickels et les énormes petits dejs ! C’est du lourd !

Bonté divine!

Bonté divine!

Un bon mois de novembre!

Un bon mois de novembre!

Un soir où pour changer ça caillait bien, on nous a fait un cadeau un peu spécial. Le proprio d’un camping nous demande si l’on veut prendre une douche. Jusque-là rien de spécial. Sauf que nous, on lui répond en cœur : « non ». Là on a senti que le type hallucinait un peu. Deux cyclistes en fin de journée qui ne veulent pas se laver ? Bah ouais mon gars, il fait méga froid dans ton pays donc on ne transpire pas une goutte et tout ce qu’on veut c’est dormir. Le mec insiste un peu et Sandrine lui demande si l’eau est chaude (sûrement un vieux réflexe d’Amérique du Sud). Là les yeux du taulier sont complètement écarquillés, il doit penser qu’on vient d’une autre planète. Bien évidemment que l’eau est chaude, nous sommes en Europe et surtout en Allemagne ! Mais l’eau a beau être chaude, on est toujours pas motivés pour un sous. Du coup le type craque et doit vraiment nous prendre pour des barges. Il nous colle les jetons dans les mains et nous dit : cadeau ! Alors on voudrait s’excuser d’avoir contribué à la légende disant que « les français sont sales » mais franchement, le choc des cultures, c’est pas trop bon ? 🙂 .

Glagla

Glagla

On approche des Pays Bas

On approche des Pays Bas

A+ l'Allemagne

A+ l’Allemagne

On change de pays!

On change de pays!

Comme vous le savez, on a jusqu’à la fin du mois pour rentrer à la casbah donc on prend notre temps, on visite et on fait des zigzags. Du coup on a décidé d’aller faire un petit coucou à une amie à Amsterdam ! On peut donc vous parler un peu des Pays-Bas, LE pays du vélo. On y a pédalé que 4 jours pour l’instant mais ce qu’on peut dire c’est que ce n’est pas usurpé, c’est vraiment LE pays du vélo. On trouvait déjà qu’en Allemagne c’était royal mais alors là au niveau pistes cyclables ils sont injouables ! Et jusqu’à maintenant on a été très surpris par la beauté des villages hollandais. Dernier élément qui nous fait aussi apprécier ce pays à vélo : le retour du soleil ! On a bien eu le droit à une journée exécrable où sur 100 km pédalés, on en a fait 70 sous la pluie (et le froid bien sûr) mais globalement ça commence à sentir un tout petit peu l’été. Mais faut pas s’emballer hein :-).

Trop bien le camping

Trop bien le camping

Une belle barquasse

Une belle barquasse

Petit village hollandais

Petit village hollandais

Ils doivent être bien là, non?

Ils doivent être bien là, non?

C'est menaçant hein!

C’est menaçant hein!

Château-bateaux

Château-bateaux

Nouveau sport : le slalom mouton

Nouveau sport : le slalom mouton

Joli p'tit port

Joli p’tit port

Effet d'optique ? :-)

Effet d’optique ? 🙂

A Amsterdam donc, Céline nous a reçus comme des princes. Elle a fait vibrer nos papilles à grands coups de délicieuses recettes ! On s’est régalés. Céline nous a aussi fait découvrir quelques jolis villages autour de la capitale, c’était vraiment agréable. Et tenez-vous bien, pas une goutte de pluie et même du soleil (on n’a pas dit chaleur) pendant tout le gros week-end que nous avons passé chez elle ! On a aussi fait de la bonne grosse nuit de 10 heures, ça ronflait sévère ! Et enfin, comme vous le savez, les filles font quoi quand elles se retrouvent ? Elles discutent non-stop :-)!

Amsterdam

Amsterdam

Du fromage à Edam s'il vous plaît!

Du fromage à Edam s’il vous plaît!

Plage mousseuse

Plage mousseuse

Haarlem

Haarlem

On vous présente Noa l'un des deux chats de Céline

On vous présente Noa l’un des deux chats de Céline

On te fait un gros big-up Céline pour ces supers moments passés en ta compagnie et on vous attend de pied ferme toi et Rick à Courbiche :-)!

Avec Céline

Avec Céline

Enfin voilà, on va continuer à profiter de ces dernières semaines bien comme il faut. On va quitter Amsterdam dans quelques minutes et mettre le cap vers le Sud. On va donc encore apprécier les belles pistes des néerlandais avant d’aller faire un tour au pays du Waterzooï !

A très très bientôt !

A bientôt!

A bientôt!

Il était un petit navire…

13 Mai

Le 13/05/2013
Par Vincent

Résumé :

• 03/05 au 12/05/2013 (Jour 609 à 618)
Traversée New York-Hambourg en bateau avec une escale à Southampton (Royaume-Uni)

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« En mai, fait ce qu’il te plaît ! ». Tout le monde connaît ce proverbe. Et bien nous l’avons respecté à la lettre 🙂 ! Ca fait d’ailleurs un bon bout de temps qu’on l’utilise pour tous les mois. En lisant le titre de l’article et le petit résumé ci-dessus, vous avez bien compris que nous sommes de retour sur le « Vieux Continent ».
En fait, ça faisait un petit moment qu’on avait prévu ce retour par bateau. Ça nous tenait à cœur car quand on a quitté la France le 9 septembre 2011 pour rejoindre l’Argentine, c’était déjà par voie maritime (cargo). Alors comme ça nous avait beaucoup plu, on a remis le couvert. Bon, ce départ depuis New York, cela veut aussi dire que nous avons dû faire une croix sur le Canada, vous l’aurez aussi compris. Mais après moult recherches, nous n’avons rien trouvé qui pouvait correspondre à nos dates au pays du sirop d’érable. A vrai dire, on se console en se disant que ce n’est pas plus mal car vous avez tous remarqué que cette année, l’hiver a mis beaucoup de temps à faire ses bagages, le vilain ! Quand nous avons embarqués au port de Brooklyn (ouais y a un port à Brooklyn, un gros même !), il neigeait encore dans le Nord des Etats-Unis donc imaginez ce que ça peut donner au Canada, imaginez ce que ça peut donner à vélo (c’est ce qu’on se dit pour se consoler 🙂 ).
On a aussi toujours eu conscience que si nous allions passé 2 mois ½ au Canada comme nous l’avions prévu il y a bien longtemps, il faudrait nous résoudre à prendre l’avion et rentrer directos à Roissy. Une sorte de téléportation qui ne nous faisait pas du tout mais alors pas du tout envie. En gros, tu termines ton voyage dans un aéroport, on vient te chercher ou tu pédales, une heure plus tard t’es chez toi (chez tes parents) et t’as pas posé tes sacoches que tu reprends le boulot ! Non, non et non, on ne veut pas que ça finisse comme ça! En plus, on a la chance d’avoir le choix alors on ne va pas se gêner.
Donc grâce à Remi et Angélique, deux amis cyclistes belges qui nous avaient glissé l’idée de rentrer via un bateau de croisière, nous avons expérimenté un autre type d’embarcation. Au début, nous n’étions pas très chauds : « Croisière merci, on n’est pas à la retraite ! Va falloir s’habiller comme Higgins dans Magnum, merci aussi ! Etc. » Et puis, Angélique nous a envoyé l’adresse d’un site Internet où les prix des croisières hors saison étaient vraiment alléchants ! Sandrine a sorti son boulier, moi j’ai senti mes racines aveyronnaises faire surfaces… punaise… c’était un bon plan ! Ni une ni deux c’était réservé, depuis le 4 mars pour être précis. Alors comment dire, ça n’a rien à voir avec le cargo, rien à voir non plus avec la coque de noix qu’on avait pris pour rejoindre le Panama depuis la Colombie… en fait, le mieux c’est de vous montrer la bête (la belle plutôt) :

Queen Mary 2

Queen Mary 2

Quelques petites caractéristiques : 345 mètres de long, 40 de large, 72 de haut, 13 ponts, 1309 cabines, 2618 passagers et 1240 personnes constituent l’équipage. J’allais oublier les 7 restos, les 13 bars, les 3 piscines, les magasins, le cinéma, le planétarium, la salle de spectacles, la salle de bal, la discothèque, le casino, la bibliothèque et j’en ai encore sous la semelle…
Et tenez-vous bien, c’est du « made in France », tout droit sorti des Chantiers de l’Atlantique à Saint Nazaire !

Made in France

Made in France

A New York, quelques jours avant d’embarquer, nous consultons les recommandations pour le voyage. Un paragraphe retient particulièrement notre attention, celui qui concerne la tenue vestimentaire. Ah ça on ne l’avait pas vraiment prévu, mais va falloir se saper ! Sous peine notamment de se voir refuser l’accès aux restaurants. Qu’on rate les concours de bridge, les ateliers canevas ou les conférences sur les napperons, ça nous brise le cœur mais on peut survivre 🙂 . Mais qu’on passe à côté de bon petits plats parce qu’on ne rentre pas dans les clous, pas question ! Vous pouvez tout nous enlever mais pas la bonne bouffe ! Du coup à New York, Sandrine nous a dégoté un big mall pour faire des emplettes. En parlant de moi, elle dira que « c’était comme d’emmener un chat se doucher ». Faut dire que le shopping pour moi c’est un vrai supplice. Histoire de me « chauffer » encore un peu plus, dans le bus qui nous mène dans ce gigantesque centre commercial, des touristes de toute la planète sont là avec d’énormes valises vides, motivés comme jamais pour les remplir à grand coups de carte bleue. Partir en vacances pour faire les magasins, ça nous paraît vraiment absurde. Elle tourne pas rond cette planète ! A notre grand étonnement, la session habillage se passe bien. Avec l’aide de Sandrine, en faisant seulement 2 magasins et en moins de 2 heures, je suis équipé de la tête aux pieds et pour un prix imbattable. En France, ça nous aurait pris plusieurs semaines ! C’est peut-être pour ça que tout le monde vient « shopper » ici… On ne cautionne toujours pas mais on arrive presque à comprendre 🙂 . Sandrine aussi trouve rapidement son bonheur et m’explique qu’elle était obligée d’acheter un sac à main « Tu comprends avec un sac à main ça change tout». Voilà le résultat :

Miss Sandrine

Miss Sandrine

Mister Vincent

Mister Vincent

On a bien eu raison de se plier (un peu) aux règles car la nourriture était super bonne. Au début on s’est demandé si on n’avait pas acheté nos habits pour rien vu que le croisiériste est anglais et que les anglais niveau bouffe, c’est pas vraiment ça, non ? 🙂 . Mais il n’en était rien, on a pu exploser nos papilles et en quantité gargantuesques, miaaaam ! Cerise sur le bateau, il y avait même des chariots de fromages ! Sandrine a donc pu atténuer un tout petit peu ce manque qui la tiraille depuis longtemps. De mon côté, j’ai fait une overdose de sushis, c’est le monde à l’envers 🙂 . Nos accoutrements ne nous ont tout de même pas permis d’accéder au bal « black and white » et d’autres trucs dans le même genre mais franchement le smoking Zegna et la robe de soirée, faut pas pousser! En plus on n’avait pas de canne 🙂 .

La meilleure amie de Sandrine...

La meilleure amie de Sandrine…

Un petit gouter!

Un petit gouter!

Sur le bateau, si on le souhaite, on peut se concocter un programme ultra chargé. En gros, toute les demies-heures il y a quelque chose qui se passe. Manger, dormir, aller à la salle de sport, cinéma, concert, spectacle, match de foot à la télé, jeux de société et lecture. Voilà de quoi son faites nos journées. La salle de sport et les matchs de foot, c’est plutôt pour moi (si c’est pas un bon cliché ça !). Même si Sandrine était motivée à l’idée d’aller se défouler sur les machines, le roulis en a décidé autrement pour elle. Après une séance de sport, elle nous a gratifié d’un gros vomito dans l’intimité de notre cabine conclu par : « tu vois ! tu veux jamais m’croire quand je dis que ça va pas! » 🙂 . Par contre, s’il y a bien quelque chose qui ne la rend pas malade, c’est la lecture ! On ne peut même plus appeler ça de la lecture : un pavé par jour et on ne compte pas les magazines ! Il faut dire que la bibliothèque du bateau compte plus de 10 000 ouvrages…

Y a du bouquin!

Y a du bouquin!

La phrase du voyage : "Attends je finis ma page".

La phrase du voyage : « Attends je finis ma page ».

Mais où est Patrick Sebastien :- ) ?

Mais où est Patrick Sebastien :- ) ?

Un bon moment de détente

Un bon moment de détente

Défouloir

Défouloir

On a toujours considéré cette croisière comme le moyen qui nous permettrait de rentrer en Europe et rien de plus. Ça a été le cas. On a bien essayé de discuter avec quelques voyageurs mais ils étaient froids comme la banquise. C’est finalement avec l’équipage qu’on aura eu le plus d’échanges, peut-être parce qu’on avait à peu près le même âge… ou qu’on faisait partie des rares à leur parler normalement. En fait, on n’était pas vraiment à notre place sur ce bateau mais on s’est adapté. Mais surtout, on a dormi comme des gorets ! On avait beau avoir la catégorie de cabine la plus économique, c’était quand même la classe ! :

Ca change de la tente...

Ca change de la tente…

Durant la traversée, nous avons eu le droit à une journée d’escale à Southampton chez nos amis Britons. Ca faisait du bien de se dégourdir les guibolles et la ville était sympa. De plus, ça faisait bien longtemps qu’on n’avait pas senti comme un petit parfum d’Europe, on dit bien « comme » .Par contre, vous me croirez ou non mais au fur et à mesure que le bateau s’est approché de l’île de Will et Keith, et bien le temps s’est gâté, les nuages et la pluie sont apparus. Et imaginez-vous qu’après avoir quitté l’Angleterre, le soleil est revenu. Ce n’est donc pas un mythe 😉 !

Pas de doute, nous sommes proches de l'Angleterre :-)

Pas de doute, nous sommes proches de l’Angleterre 🙂

Au vu des prestations (et du prix) qui étaient irréprochables, il faudrait vraiment être des gros nazes pour se plaindre. Quand on pense aux endroits pourris dans lesquels on a dormi, la nourriture dégueu qu’on s’est parfois coltiné, non on ne peut vraiment pas se plaindre de voyager sur le Queen Mary 2 ! On a d’ailleurs bien profité de tout ce qu’on pouvait… Au final c’était tout simplement un autre chapitre de cette aventure. En fait, peut-être même qu’un jour on renouvellera l’expérience mais dans 40 ans 🙂 .
En tout cas on se rappellera longtemps de ce moment où nous avons quitté New York. Ce moment où l’on regardait la gorge serrée, le continent américain s’éloigner petit à petit. Pour nous, ça avait vraiment un goût spécial, un goût de fin de voyage. Il est loin le jour où nous avons débarqué du « Rio Madeira » à Buenos Aires le 27 septembre 2011…

Snif, snif

Snif, snif

Mais l’aventure n’est pas finie et l’arrivée à Hambourg nous l’a rappelé…Et oui comme on vous l’a dit en début d’article, on a beau être de retour sur le « Vieux Continent » après l’avoir quitté il y a 20 mois, nous ne sommes pas encore à la maison !

On profite de 3 jours dans la belle ville portuaire d’Hambourg pour visiter, se remémorer nos cours d’Allemand (c’est pas gagné, fichtre !), envoyer un colis contenant nos déguisements de croisière et étudier un peu le terrain pour la suite! Mais la suite c’est quoi ? Bon, l’idée est d’être de retour au bercail et à vélo bien sûr, vers le 1 er juillet, un mois avant la reprise du boulot… Ca nous laissera du temps pour revoir la famille, les potes, profiter de l’Aveyron, faire des démarches et essayer de se réadapter doucement à cette « ancienne » vie. Donc en résumé on a un point « A » qui est Hambourg, un point « B » qui est Paris et 1mois ½ pour rallier les deux bouts. Entre Hambourg et Paris, tout est permis, rien n’est figé. D’ailleurs, si vous êtes entre le point « A » et le point « B » et que vous avez envie de voir à quoi on ressemble en vrai, on se fera un plaisir de pédaler jusqu’à chez vous ! Oui oui c’est une perche tendue 🙂 !

Sinon comme d’hab, on vous racontera tout, ou presque 🙂 .

Bis bald amis lecteurs !

De retour en Europe!

De retour en Europe!

Ps : Sandrine n’a pas de boulier :-).

De la Louisiane à New York

3 Mai

Le 03/05/2013
Par Sandrine

Résumé :

05/04/2013 (Jour 581)
DeRidder (Louisiane) jusqu’à Mamou, Distance parcourue : 98,69 km, Temps pédalé : 5h26

• 06/04/2013 (Jour 582)
Mamou jusqu’à Marksville, Distance parcourue : 95,88 km, Temps pédalé : 4h54

• 07/04/2013 (Jour 583)
Marksville jusqu’à New Roads, Distance parcourue : 100,14 km, Temps pédalé : 5h34

• 08/04/2013 (Jour 584)
New Roads jusqu’à St Francisville, Distance parcourue : 34,96 km, Temps pédalé : 1h59

• 09/04/2013 (Jour 585)
St Francisville jusqu’à Natchez (Mississipi !), Distance parcourue : 103,62 km, Temps pédalé : 4h46

• 10 au 11/04/2013 (Jour 586 à 587)
Natchez, visite de la ville, repos, restos, corvées, etc.

• 12/04/2013 (Jour 588)
Natchez jusqu’à Rocky Springs, Distance parcourue : 97,54 km, Temps pédalé : 5h00

• 13/04/2013 (Jour 589)
Rocky Springs jusqu’à Madison, Distance parcourue : 94,62 km, Temps pédalé : 5h21

• 14/04/2013 (Jour 590)
Madison jusqu’à Kosciusko, Distance parcourue : 82,20 km, Temps pédalé : 4h27

• 15/04/2013 (Jour 591)
Kosciusko jusqu’à Mathiston, Distance parcourue : 77,65 km, Temps pédalé : 4h07

• 16/04/2013 (Jour 592)
Mathiston jusqu’à Tupelo, Distance parcourue : 100,78 km, Temps pédalé : 5h10

• 17/04/2013 (Jour 593)
Tupelo jusqu’à Oxford, Distance parcourue : 84,48 km, Temps pédalé : 4h32

• 18/04/2013 (Jour 594)
Oxford, repos forcé (tempête), visite, corvées, etc.

• 19/04/2013 (Jour 595)
Oxford jusqu’à Senatobia, Distance parcourue : 79,80 km, Temps pédalé : 4h20

• 20/04/2013 (Jour 596)
Senatobia jusqu’à Memphis (Tennessee !), Distance parcourue : 73,08 km, Temps pédalé : 3h48

• 21 au 23/04/2013 (Jour 597 à 599)
Memphis, visite de la ville, concerts, repos, corvées, visite de Graceland, match de baseball, etc.

• 24/04/2013 (Jour 600 !)
Train Memphis-Nouvelle Orléans

• 25 au 26/04/2013 (Jour 601 à 602)
Nouvelles-Orléans, visite, balade, restos, festival de jazz, etc.

• 27 au 28/04/2013 (Jour 603 à 604)
Train Nouvelle Orleans-New York

• 29/04 au 02/05/2013 (Jour 605 à 608)
New York, visites, balade, repos, restos, corvées, etc.
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Louisiane en vue ! C’est en passant devant un panneau indiquant « Bienvenue en Louisiane » que l’on s’est rendu compte qu’on avait changé d’Etat. Ici changer d’Etat, c’est comme changer de pays, tant les Etats-Unis sont un immense pays. On attend toujours ce moment avec impatience, car on sait que l’on va trouver plein de choses nouvelles de l’autre côté de la « frontière ».Et il faut dire que pour nous à vélo, au-delà des vraies différences que l’on constate d’un Etat à un autre, c’est surtout le sentiment de continuer de progresser qui est présent à chaque fois. C’est plutôt agréable…

C’est toujours avec Wayne, notre ami rencontré au Texas, qu’on entre en Louisiane. Pour nous trois, les images qui nous viennent tout de suite en tête sont les écrevisses, les bayous, la cuisine cajun et la musique (et Bernard et Bianca pour Vincent l’immature). On est emballé ! De plus il faut que l’on profite de ces moments car il ne nous reste que quelques jours à pédaler ensemble avant de se séparer, Wayne continuant vers l’Est et nous, remontant vers le Nord.

Chacun sa route, chacun son chemin

Chacun sa route, chacun son chemin

Vincent et Wayne ont pour habitude, après chaque journée de pédalage, de boire une ou deux petites bières. C’est devenu un rituel. En gros, dès qu’on arrive à l’étape prévue, le réflexe est de chercher une station-essence (et oui, c’est là où l’on trouve le plus facilement de l’alcool…) et ils sont là, tous les deux, en habits de sport à boire leur binouze. Mais depuis qu’on est en Louisiane, on a du mal à trouver de l’alcool. Incroyable. Au bout de 3 stations-essence visitées, on s’aventure à chercher une réponse auprès des gens qu’on croise. « Mais pourquoi est-ce qu’on ne trouve pas de bière ici ? », voilà en gros la question. Et la réponse est : « parce que vous êtes en face d’une église ». Hein ? Bah oui, ici, dans la « Bible belt », on n’a pas le droit de vendre d’alcool lorsqu’on a une église à côté jusqu’à une certaine distance. Le truc, c’est qu’il y a des églises partout… Par contre, il semblerait que la loterie et les cigarettes soient autorisées… Heureusement pour les garçons, des gens finissent par nous indiquer un repère plus loin. Ouf, ces deux-là sont sauvés et moi je peux déguster mon ice tea !

La bière de trop

La bière de trop

Pour notre première nuit en Louisiane, Wayne nous dégote un endroit génial. Nous dormons dans un tipi en bois ! L’endroit, tenu par une dame allemande, est assez unique et très agréable.

Dehors

Dehors

Dedans

Dedans

Un alpaga en Louisiane

Un alpaga en Louisiane

Ici, les gens nous disent souvent parler français mais c’est plutôt de l’acadien mélangé à du créole. En tout cas, même en ouvrant grand les yeux et surtout les oreilles, on ne comprend franchement pas tout mais on rigole bien.

En partant de bonne heure d’une ville charmante appelée Mamou, on entend de la musique live sortant d’un bar. La curiosité l’emporte. On s’approche du bar en question et là, on voit une dizaine de grosses Harley Davidson alignées et aussi des vélos. Hum, intéressant. Un homme nous accoste et nous explique que tous les samedis matins les gens du coin viennent tous faire la fête, écouter de la musique et boire. Ouh mais c’est que ça devient intéressant ! On « gare » nos vélos comme les motards ont garé leurs Harley et on file dans le bar.

Y a du biker à l'intérieur

Y a du biker à l’intérieur

A l’intérieur, l’ambiance bat son plein et la musique est top, c’est du Zydeco. Il est 9 heures et demi du matin et l’endroit est presque plein à craquer. Les gens picolent et les couples dansent le rock. C’est plutôt bon enfant et peu à peu, on voit débarquer une foule de cyclistes à moitié déguisés. Ils sont 250 et font une sorte de boucle de 4 jours dont le thème est la musique et la fête. En gros, ils font de courtes journées de pédalage et font constamment la fête. La moyenne d’âge doit être de 65 ans et ils ont franchement l’air de s’amuser. Un genre de spring break quoi… 

Pas d'heure pour faire la fête

Pas d’heure pour faire la fête

En tout cas, si c’est ça la Louisiane, ça nous plaît !!!

C’est aussi à quelques dizaines de km de Mamou que les frères de Wayne accompagnés d’un ami doivent venir le rejoindre pour pédaler une petite semaine tous ensemble. C’est ainsi qu’on se retrouve invité dans un hôtel Hilton comme des princes et à se relaxer dans le jacuzzi. Enfin, tous les hommes sauf moi. Voyez-vous parfois je fais des petites « crises » de timidité, allez savoir pourquoi. En tout cas, ça rigole, ça boit et ça fume des cigares dans le bain. La récupération sportive parfaite, n’est-ce pas ? 

Des bons litous

Des bons litous

Le dîner sera lui aussi mémorable. On a droit à un énorme plateau d’écrevisses bien épicées chacun, un met typique de la Louisiane. 3 voire 4 kilos par personne !!! Autant vous dire que le dîner a bien duré quelques heures… !

Portion individuelle

Portion individuelle

Les garçons font couler tout ça avec...de la bière

Les garçons font couler tout ça avec… de la bière

Pédaler en compagnie des frères Goglin (c’est leur nom de famille) et de Dean (un ami de Wayne) est un pur plaisir. Les blagues fusent à toute heure de la journée et l’organisation nickel. Ah oui, j’ai oublié de vous dire que c’est la première fois qu’on est assisté par une voiture qui porte nos sacoches et nous ravitaille en TOUT ce qu’on veut QUAND on veut !! Ça, c’est une journée de cyclotourisme de luxe !

Avec les frères Goglin et Dean

Avec les frères Goglin et Dean

Pour notre dernière soirée tous ensemble, nous festoyons dans un restaurant au bord d’un lac les pieds dans l’eau. Un cadre des plus plaisants. Je me laisserai même convaincre par un petit cigare (un Cohiba, siouplait) pendant que les autres font claquer les glaçons dans leurs verres de Bourbon. Ce n’est pas parce que chacun d’entre eux ont plus du double de notre âge qu’ils ont perdu le goût de la fête et de la déconne, ce sont même des maîtres en la matière… !

Sympa le dîner

Sympa le dîner

En fonction du temps qui nous reste avant de devoir quitter le pays, nous sommes tentés de continuer avec Wayne et effectuer la traversée totale des Etats-Unis jusqu’en Floride avec lui mais cela signifie de longues journées de pédalage sans avoir la possibilité de prendre des jours pour visiter les villes intéressantes en chemin. On aime bien faire des bonnes journées mais on aime bien avoir le choix quand même ! Et comme c’est pas trop notre truc de devoir tenir un planning serré, de nous presser, tout ça tout ça, on a vite éliminé cette option. On a donc sorti la graaaaaande carte des States et on a regardé ce qu’il était possible de faire et les coins qui nous intéressaient.

Pourquoi pas remonter vers l’Etat du Mississipi et du Tennessee jusqu’à Memphis ? Sur les conseils de Wayne et après avoir lu le récit de Céline et Guillaume (leszamériques.blogspot.com), on opte pour la Natchez Trace Parkway. C’est une route touristique de 800 km qui serpente à travers les bois pour nous déposer au sud de Nashville. De plus, cette route est dite « bike friendly » donc si on nous aime dans ce coin-là, allons-y !

Nous on va là

Nous on va là

L’heure de la séparation avec Wayne est arrivée. Comme à chaque fois depuis le début du voyage, c’est pas toujours facile de dire au-revoir à des gens qu’on a beaucoup appréciés. Wayne, lui, c’était encore différent car c’est le seul cycliste rencontré avec qui on a pédalé… et pendant près de 2000 km qui plus est!

Natchez, où débutera la Natchez Trace Parkway, est une ville très agréable au bord du fleuve Mississipi. Les maisons sont sublimes. On se croirait dans « Autant en emporte le vent ». On en profite pour se reposer et se balader tranquillement.

Youpi un nouvel Etat!

Youpi un nouvel Etat!

Aux abords de Natchez

Aux abords de Natchez

A Natchez on aperçoit des steam boats sur le Mississipi

A Natchez on aperçoit des steam boats sur le Mississipi

Natchez

Natchez

Fais pas ta tête de cochon

Fais pas ta tête de cochon

Eglise à Natchez

Eglise à Natchez

Une belle maison à Natchez

Une belle maison à Natchez

Dans les rues de Natchez

Dans les rues de Natchez

En prenant le petit-déjeuner, un matin, Billy vient s’installer à notre table pour nous poser des questions sur notre voyage. En effet, lui et sa femme Betty, nous ont vus à vélo sur la route et ont voulu en savoir plus. C’est ainsi qu’on se retrouve invité chez eux lorsqu’on sera à Madison, deux jours de pédalage depuis Natchez. C’est aussi simple que ça, ici, aux Etats-Unis. Les gens sont incroyablement accueillants.
Nous sommes reçus royalement par Betty et Billy, dans leur douillette maison. Le dîner est même prêt ! Hop, une petite douche histoire d’être présentables et à nous le poulet grillé au romarin, les patates douces caramélisées, les blettes cuisinées, les fèves et le pain de maïs. Un véritable festin de sportif! Pour pousser le tout, un délicieux pudding à la banane.

Le festin!

Le festin!

Billy a même acheté un énorme planisphère ainsi qu’un feutre indélébile et nous a demandé de tracer notre parcours pour lui. Ce geste nous a émus car si beaucoup de gens sont intrigués par nous et notre voyage, peu le sont à ce point. Nous passons une soirée vraiment très agréable en leur compagnie. C’est la première fois qu’ils invitent des inconnus chez eux. Et dire qu’il y a quelques jours de cela, dans une station-essence, un type a proposé à Vincent de lui payer la glace qu’il avait dans la main, le prenant visiblement pour un SDF avec sa barbe et son tee-shirt bien usé… Un beau geste en somme, même si nous avons un peu de mal à croire que l’on ressemble à deux SDF à vélo (que nous sommes)… C’est fout comme notre statut a changé, avant en Amérique Latine on « faisait envie » mais maintenant plus vraiment  !
Au réveil, Betty et Billy nous proposent de rester une journée de plus. Nous déclinons l’invitation car nous savons à quel point c’est dur de devoir partir d’un cocon comme celui-ci. Ça nous rappelle notre foyer, notre famille et surtout à quel point ils nous manquent. Merci à vous deux, Betty et Billy, pour tant de bonté et de générosité. Il faut qu’on parte, qu’on reste en mouvement. La route nous appelle !

Avec Betty et Billy

Avec Betty et Billy

La Natchez Trace Parkway est une route agréable, avec peu de trafic. Sauf aux abords des rares villes, où là ça se densifie et devient un peu dangereux. Le chemin serpente à travers les bois, c’est joli, c’est verdoyant mais c’est… chiant. Même les campings gratuits tout au long du parcours n’arrivent pas à compenser notre ennui.

Joli Natchez Trace

Joli Natchez Trace

Pas vu de nounours

Pas vu de nounours

Un p'tit bayou

Un p’tit bayou

Pas mal, n'est ce pas?

Pas mal, n’est ce pas?

Là aussi

Là aussi

Au moins on est tranquille

Au moins on est tranquille

Très, trop tranquille

Très, trop tranquille

On s’aperçoit (on le savait déjà en fait) que ce qu’on aime, c’est rencontrer des gens et discuter. Or, sur ce tracé, il y a les camping-cars, les écureuils et nous. Pas un marcheur, pas un cyclo. Pas grand-chose en fait. C’est juste chiant par rapport à nos critères mais autrement, c’est une belle route. Nous décidons donc de la quitter plus tôt que prévu pour nous diriger à l’ouest vers Memphis. On aime beaucoup la nature et camper au milieu de celle-ci mais il faut que ça vaille la peine (montagnes, lacs, déserts, etc.).
On coupe par une route, qui ne dispose pas d’accotement. L’Etat du Mississipi n’est pas franchement le meilleur endroit pour pédaler car les vélos partagent la route avec les voitures. Nous n’avons jamais d’accotement ici. Et même sur la Natchez Trace Parkway, on n’a cessé de nous mettre en garde contre les accidents de cyclos qui arrivent régulièrement. On avance donc un peu stressé et encore plus quand une voiture nous rase de très près. Une fois n’est pas coutume, Vincent était derrière moi et m’a crié un « ATTENTIONNNNNNNNNNNNNN » à vous glacer le sang. Par réflexe, je pile sur le bas-côté, les jambes tremblotantes de peur. Nous sommes blêmes. Pour la seconde fois du voyage, nous avons failli finir sous les roues d’une voiture. Comme quoi, ça ne sert à rien de dire à un cyclo de faire attention aux voitures. Jamais ça ne nous viendrait à l’esprit de leur rentrer dedans. Faudrait plutôt dire aux conducteurs de nous laisser en vie… Nous reprenons vite fait notre pédalage, plus concentrés que jamais pour en finir avec cette sale journée.
On positive tout de même en se disant que sur cette route au moins on rencontre beaucoup de gens sympas en traversant les petites villes qui se trouvent sur notre chemin !

Avec Ronnie qui a « libéré » la France en 45

Sauvetage de tortue

Sauvetage de tortue

Détail qui tue : le toit est en imitation "peau d'alligator"

Détail qui tue : le toit est en imitation « peau d’alligator »

Pause déjeuner

Pause déjeuner

On passe par la ville d’Oxford, qui est en fait une ville-campus universitaire. Le campus fait la taille de la ville et tout y est beau et neuf. Nous y resterons deux jours pour cause d’orage. Ici, lorsqu’il y a un orage, vaut mieux être à l’abri.

Oxford

Oxford

Tous aux abris

Tous aux abris

Nous sommes désormais dans la banlieue de Memphis, banlieue qui semble un peu craignos… on ne s’attarde pas trop pour prendre des photos, si vous voyez ce que je veux dire. Vincent est au top de sa forme côté sifflage, j’entends du Eddy Mitchell et du Johnny Cash toute la journée. C’est vrai que c’est ce à quoi on pense lorsqu’on évoque Memphis (en tout cas lui).

Vive le rock!

Vive le rock!

A Memphis, le touriste-mouton qui sommeille en nous nous a entraînés tout droit à Graceland, la demeure où repose désormais le King : Elvis Presley. On dit « mouton » parce que d’une, on n’est pas des fans de feu Elvis, surtout parce qu’on ne le connaît que très peu, et de deux, parce que c’est en lisant le Petit Futé qu’on s’est laissé tenter. Dans ce guide, une visite de Graceland (la maison d’Elvis) semble être incontournable, même pour tout néophyte. Donc pour une fois, on va se laisser guider, allons-y!

La maison d'Elvis

La maison d’Elvis

R.I.P. le King

R.I.P. le King

C’est ainsi que nous avons pu découvrir tous les deux à 31 ans qui était vraiment Elvis et toute son œuvre. Et on a bien compris pourquoi on l’appelle le « King ». On visite sa demeure, tels des intimes malgré le flux de pèlerins qui ne tarit pas. La taille de la maison nous paraît « modeste » comparé à sa fortune mais une fois à l’intérieur, on n’est pas déçu : de la moquette colorée sur les murs, un salon « Jungle », de la tapisserie « stylisée », la classe absolue quoi  ! Je vous laisse constater par vous-même.

Chez Elvis

Chez Elvis

Chez Elvis

Chez Elvis

Chez Elvis

Chez Elvis

Chez Elvis

Chez Elvis

Quelques petites récompenses

Quelques petites récompenses

Ca c'est du costume!

Ca c’est du costume!

En tout cas, le soir même, encore fascinés par le King, on écoute ses chansons en boucle dans la chambre d’hôtel ! Surtout « If I can dream ».

I love Elvis

I love Elvis

Le centre de Memphis est plaisant avec ses bâtiments en brique et il est agréable de s’y promener. Ça paraît évident de dire qu’on peut se promener dans un centre-ville mais aux Etats-Unis, mais comme on vous l’avait déjà dit, ce n’est pas toujours le cas. Comme tout y est gigantesque, les villes ne sont pas toujours propices à la balade donc pas vraiment pensées pour le marcheur. Ne pas disposer de véhicule peut parfois vraiment poser problème car les transports publics ne sont pas toujours efficaces ou existants. Heureusement qu’on a nos vélos ! Ce qui nous étonne tout de même dans cette ville, c’est qu’elle semble être en déclin. On trouve pas mal de boutiques et de bâtiments abandonnés en plein centre, ce qui donne dans certains quartiers une impression de ville fantôme. Memphis vit clairement grâce à son histoire et à la musique comme ça a visiblement toujours été le cas. Pourvu que ça dure car c’est un vrai régal !

Memphis

Memphis

Bon bah là c'est nous

Bon bah là c’est nous

Oh happy days

Oh happy days

On a choisi de se loger directement dans le centre près de la fameuse « Beale Street », où sont alignés les bars à concerts. Il y a foule tous les soirs de la semaine ici, les locaux et les touristes viennent spécialement pour la musique et l’ambiance festive qui y règne ! On a testé, c’est du bon !

Beale street

Beale street

En bonus un match de baseball (Memphis contre Chicago)

En bonus un match de baseball (Memphis contre Chicago)

Donc Memphis pour la musique c’est génial. Mais ce n’est pas uniquement l’endroit où le rock est né. C’est aussi un lieu et une région (le Tennessee) chargée d’histoire. En effet c’est aussi l’endroit où la population afro-américaine a commencé à se battre pour obtenir des droits. Martin Luther King a d’ailleurs été assassiné à Memphis…

Le tristement célèbre "Lorraine Motel"

Le tristement célèbre « Lorraine Motel »

Le balcon où Martin Luther King a été assassiné

Le balcon où Martin Luther King a été assassiné

On se disait que le temps filait à vive allure lorsqu’on pédalait mais même sans vélo, les jours s’enchaînent sans que l’on ait le temps de digérer ce qu’on a fait la veille. Il est déjà temps pour nous de quitter Memphis et de prendre le train pour la Nouvelle-Orléans. En effet, notre durée de séjour autorisée aux Etats-Unis arrive bientôt à son terme (3 mois) et on n’a plus vraiment le temps de pédaler davantage. La Nouvelle-Orléans a toujours fait partie des lieux incontournables de notre séjour dans le Sud des Etats-Unis alors on a décidé d’y aller coûte que coûte.
Nous voilà à bord du train, pour plus de 8h de trajet. A notre grand étonnement, les sièges sont trop grands pour nous !!! On a du mal à trouver une position confortable tant on a de la place, c’est le comble ! L’eau coule le long des vitres du train, la pluie s’est encore invitée et on est bien content de ne pas être sur nos selles. Comme toujours dans la région, il n’y a jamais de petites pluies…

Siège trop grand ou jambes trop courtes?

Siège trop grand ou jambes trop courtes?

Surprise avant d’arriver à la Nouvelle-Orléans, le train annonce 50 minutes d’avance. C’est bien la première fois que ça nous arrive !
Il fait aussi chaud qu’en Colombie, lorsqu’on sort de la gare de la Nouvelle-Orléans. Le taux d’humidité est assez impressionnant mais on ne se laisse pas abattre. Comme à Memphis, la musique est omniprésente mais avec plus de cuivres, alors on en profite, conscients que ces moments sont uniques.

Un groupe dans la rue

Un groupe dans la rue

Une école de musique

Une école de musique

Un autre groupe dans la rue

Un autre groupe dans la rue

Un concert de Zydeco

Un concert de Zydeco

La ville et la Louisiane en générale, sont à part. L’ambiance est vraiment propre à cet Etat et La Nouvelle Orléans ne déroge pas à la règle, c’en est même peut-être le meilleur exemple !

Bourbon street

Bourbon street

La Nouvelle Orleans

La Nouvelle Orleans

La Nouvelle Orleans

La Nouvelle Orleans

La Nouvelle Orleans

La Nouvelle Orleans

La Nouvelle Orleans

La Nouvelle Orleans

C'est par là Chartres?

C’est par là Chartres?

N’ayant plus beaucoup de temps devant nous avant de devoir sortir du pays, nous décidons de faire un grand saut de puce pour aller à New York. On opte encore une fois pour le train. Les 30 heures de voyage ne nous effraient même pas. Que sont 30 heures lorsqu’on voyage à vélo ? La définition du temps et de la distance n’est plus la même pour nous et c’est tant mieux ! Vincent se fait un « pote de barbe », Scott, le voyage passe donc encore plus vite.

Scott, un super compagnon de voyage

Scott, un super compagnon de voyage

Chose encore une fois incroyable, le train annonce 1 heure d’avance !! Ah ils sont forts.

A vrai dire, New York n’était pas un incontournable pour nous, mais quitte à remonter vers le Nord, pourquoi ne pas s’arrêter dans cette mythique mégalopole. De plus le temps est bien pourri du côté de Chicago, l’autre possibilité, donc le choix est vite fait. Et puis pédaler vélo chargé dans les rues de Big Apple, c’est quand même unique ! La ville s’avère même être très bien faite pour le vélo (beaucoup de pistes cyclables) même si on slalome dans tous les sens entre les voitures à toute allure (dans le monde du vélo, les livreurs new yorkais au même titre que ceux de San Francisco sont de vraies légendes vivantes, pour ceux qui survivent ).

New York à vélo!

New York à vélo!

Comme à Austin, on opte pour airbnb pour nous loger et pour la seconde fois, on en est ravi. C’est Shannon qui nous accueille dans son 3 pièces dans Bedford Stuyvesant, un quartier de Brooklyn. Le quartier en lui-même n’a rien de très charmant mais c’est vivant et populaire et ça nous plaît. Et puis on se fait vite au bruit des sirènes des voitures de police. Shannon nous a confirmé que ça craignait comme il fallait il y a 5 ans mais que depuis quelques temps, le quartier est en nette amélioration. Il nous confiera d’ailleurs ne jamais avoir eu quelconque problème. En même temps, à voir son cou de taureau et ses tee-shirts de MMA (sport de combat) qu’il pratique, faudrait être fou pour avoir envie de lui chatouiller les oreilles. Il aime la bagarre, le Shannon. Moi j’ai Vincent, mon garde du corps perso !

Avec Shannon

Avec Shannon

La marche a remplacé le vélo et pour marcher, qu’est-ce qu’on marche ! Faut dire que la ville est faite pour le marcheur et que le temps est superbe. Il fait même suffisamment doux pour sortir en tee-shirt la journée.

Du repos pour les vélos

Du repos pour les vélos

Etre là à New York nous rappelle notre vie à Paris. Grande ville cosmopolite, où on peut combler tous nos besoins matériels mais dans l’indifférence la plus complète. Jusqu’alors, même dans les villes de taille conséquente comme Austin, Memphis ou la Nouvelle Orléans, on se saluait tous dans la rue ou au supermarché. Ici c’est fini, c’est certainement dû à la taille surdimensionnée de la ville, on n’a perdu ce rapport humain qu’on aimait tant. Une sorte de piqûre de rappel pour nous…

Les gratte-ciels de New York

Les gratte-ciels de New York

Le célèbre N.Y.P.D.

Le célèbre N.Y.P.D.

New York

New York

Notre visa expire le 4 mai donc il va falloir qu’on se dépêche de sortir du territoire (demain). En tout cas, on retiendra beaucoup de choses positives des Etats-Unis: des rencontres exceptionnelles, des gens très accueillants tout au long de notre route, des paysages uniques. Une fois de plus on se rend compte que les medias en France et ailleurs nous montrent et nous parlent uniquement du pire des USA. C’est le pays, où nous avons été les plus gâtés côté invitations spontanées, ce qui est assez révélateur, non ? On n’attendait rien de particulier en venant pédaler ici mais on en repart avec bien plus que des adresses mails et des numéros de téléphone. On quitte les Etats-Unis après avoir rencontré des gens, qui sont devenus des amis… Cette étape américaine de 3 mois est donc terminée et elle se termine très bien, la tête chargée de souvenirs.

On va continuer notre route et on vous tiendra au courant de la suite des aventures dans une dizaine de jours, promis !

D’ici là, la bise à tous!

A bientôt!

A bientôt!

On a traversé Le Texas!

5 Avr

Le 04/04/2013
Par Vincent

Résumé :
• 09/03/2013 (Jour 554)
El Paso (1170 m) jusqu’à Fort Hancock, Distance parcourue : 104,5 km, Temps pédalé : 4h39, Altitude au village d’arrivée : 1046 m

10/03/2013 (Jour 555)
Fort Hancock (1046 m) jusqu’à Van Horn, Distance parcourue : 110,88 km, Temps pédalé : 6h48, Altitude au village d’arrivée : 1251 m

• 11/03/2013 (Jour 556)
Van Horn (1251 m) jusqu’à Balmorhea Lake, Distance parcourue : 123,66 km, Temps pédalé : 5h38, Altitude au village d’arrivée : 956 m

• 12/03/2013 (Jour 557)
Balmorhea Lake (956 m) jusqu’à Fort Davis, Distance parcourue : 64,86 km, Temps pédalé : 4h04, Altitude au village d’arrivée : 1490 m

• 13/03/2013 (Jour 558)
Fort Davis (1490 m) jusqu’à Alpine, Distance parcourue : 48,63 km, Temps pédalé : 3h03, Altitude au village d’arrivée : 1355 m

• 14/03/2013 (Jour 559)
Alpine (1355 m) jusqu’à Marathon, Distance parcourue : 52,08 km, Temps pédalé : 3h09, Altitude au village d’arrivée : 1240 m

• 15/03/2013 (Jour 560)
Marathon (1240 m) jusqu’à Sanderson, Distance parcourue : 91,83 km, Temps pédalé : 4h06, Altitude au village d’arrivée : 837 m

• 16/03/2013 (Jour 561)
Sanderson (837 m) jusqu’à Langtry, Distance parcourue : 97,5 km, Temps pédalé : 5h31, Altitude au village d’arrivée : 440 m

• 17/03/2013 (Jour 562)
Langtry (440 m) jusqu’à Del Rio, Distance parcourue : 96,91 km, Temps pédalé : 5h12, Altitude à la ville d’arrivée : 330 m

• 18/03/2013 (Jour 563)
Del Rio : repos, lessives, blog, étude parcours, skype, etc.

• 19/03/2013 (Jour 564)
Del Rio jusqu’à Uvalde, Distance parcourue : 120,76 km, Temps pédalé : 7h18

• 20/03/2013 (Jour 565)
Uvalde jusqu’à Hondo, Distance parcourue : 70 km, Temps pédalé : 4h22

• 21/03/2013 (Jour 566)
Hondo jusqu’à San Antonio, Distance parcourue : 86 km, Temps pédalé : 4h44

• 22/03/2013 (Jour 567)
San Antonio jusqu’à New Braunfeld, Distance parcourue : 70,19 km, Temps pédalé : 3h47

• 23/03/2013 (Jour 568)
New Braunfeld jusqu’à Austin, Distance parcourue : 76,62 km, Temps pédalé : 4h23

• 24 au 29/03/2013 (Jour 569 à 574)
Austin, on profite de la ville et de la vie… Un petit tour à San Antonio.

• 30/03/2013 (Jour 575)
Austin jusqu’à La Grange, Distance parcourue : 129,22 km, Temps pédalé : 7h24

• 31/03/2013 (Jour 576)
La Grange jusqu’à Navasota, Distance parcourue : 120,40 km, Temps pédalé : 6h25

• 01/04/2013 (Jour 577)
Navasota jusqu’à Coldsprings, Distance parcourue : 109,40 km, Temps pédalé : 6h22

• 02/04/2013 (Jour 578)
Coldsprings jusqu’à Kountze, Distance parcourue : 116,81 km, Temps pédalé : 5h56

• 03/04/2013 (Jour 579)
Kountze jusqu’à 6 miles avant Kirbyville, Distance parcourue : 58,84 km, Temps pédalé : 3h38

• 04/04/2013 (Jour 580)
Kirbyville jusqu’à DeRidder (Louisiane !), Distance parcourue : 89,46 km, Temps pédalé :5h02
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5 minutes que nous pédalons au Texas, une voiture vient à notre hauteur : « Vous avez besoin de quelque chose ? De l’eau ? De la nourriture ? ». 2 kilomètres plus loin un homme, Bob de son prénom, nous propose de venir dormir chez lui si l’on n’a rien de prévu. Bienvenue au Texas ! Pour une fois on décline l’invitation, on a rencard avec Steven, un autre cycliste rencontré quelques jours plus tôt. Steven est un ancien militaire. Il a notre âge. Il vit en Floride et est rentré d’Afghanistan il y a un an. Avant de partir là-bas, il a passé une année dans une base militaire du côté de Houston à apprendre le Pachtoune, 7 heures par jour, 5 jours par semaine ! Après cette « petite » formation, Steven a passé un an à traduire des échanges radios. La plupart du temps avec un casque sur les oreilles depuis un avion qui survolait l’Afghanistan. Ca mission terminée, il a rempilé pour quelques mois et donné des cours d’anglais aux afghans. Il est un peu paumé et regrette la simplicité de cette vie afghane bien qu’il soit revenu depuis pas mal de temps. Alors il s’est dit : « je vais traverser le Etats-Unis d’Est en Ouest à vélo, ça va me changer les idées ! ». Pourquoi on vous parle de cet asticot ? En fait juste parce qu’on a passé un peu de temps avec lui et aussi pour vous montrer qu’il n’y a pas de profil type chez les voyageurs à vélo, c’est le moins que l’on puisse dire !

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Steven

Cette rencontre avec Steven alias « crevaisons man » en a appelé d’autres. En effet, Wayne, 60 piges, 2h53 au marathon le bougre, est venu rejoindre notre mini bande. Et franchement c’était pas du luxe car l’Ouest Texan est sacrément désertique et aride. Ca ne l’est pas moins quand on roule à 3 ou 4 mais comme tu passes tes journées à discuter en pédalant et bien c’est tout de suite moins chiant.

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Avec Wayne et Steven

Tempête de sable à l'horizon!

Tempête de sable à l’horizon!

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Désert montagneux ou montagnes désertiques

Quoi de mieux que le vélo?

Quoi de mieux que le vélo?

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Ca discute

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Ca discute encore!

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C’est sec mais chouette

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On rentre dans un petit canyon

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Le tout fait plus de 10 mètres, la routine…

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Matin frais, matin joyeux!

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Marrants ces cactus

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Oh oui de l’eau!

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Authentique

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Un village texan

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Drapeau Américain, drapeau du Texas

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Long Horn

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Soleil = Sourire

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La classe

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Poids lourds et poids plume

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Beau ciel texan

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Le soleil se couche

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Le soleil se lève

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Crève les pneux et les matelas!

Wayne aussi a été militaire pendant un temps (ça à l’air d’être classique ici) avant d’aller bosser sur des pipelines. Passionné de nature, de sport et bien humaniste sur les bords, il nous offre une autre vision des US. Vision qui n’est d’ailleurs pas si marginale que ça… Entre nous, ça colle tout de suite et en plus, on suit à peu près la même route. Wayne est un vrai moulin à parole, il s’arrête discuter avec tout le monde (quand il y en a) et comme nous aussi on est un peu comme ça, on se trouve très vite un rythme commun. Et puis de toute manière, ici, tout le monde nous parle tout le temps alors les pauses sont toujours plus longues que prévues. Steven, de son côté, tire tout droit et mange de l’autoroute donc nos chemins se séparent. Russel le remplace, 62 ans (il en fait minimum 10 de moins) et on pédale tous les quatre pendant 3 jours.

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Russell et Sandrine

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Une grappe

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Avec ce petit dej on devrait pouvoir tenir jusqu’à midi!

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Avantage = impossible de se tromper de route

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En plein désert, pour nous c’est le paradis!

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Cuisine toute équipée

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Brouillard du matin mais pas de chagrin

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Tu viens dans mon saloon?

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Ici on jette ses pelures de cacahutes par terre

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On ne peut pas se battre la panse vide!

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Ils volent bas les mecs!

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Ca sent la viande…

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Ils l’aiment leur pays

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On oublie pas les anciens

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Toujours utile un pote comme ça!

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Funny

Un soir, on dort dans une espèce de communauté où les gens de passage restant plus ou moins longtemps construisent des petites « maisons » de schtroumpf. C’est gratos pour les cyclistes et l’endroit est assez unique, surtout en plein désert, alors on ne se fait pas prier !

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Bienvenue à La Cueva Del Chivo!

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Mélange de « styles » 🙂

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Cette nuit c’est presque à la belle étoile

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La soupe aux choux?

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Cool!

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La piaule de Frodon?

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Un coup de blues

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Vraiment unique cet endroit!

Russel tartine pas mal avec son vélo de course et ses deux sacoches. Il fait un très bon lièvre. Mais comme dit Wayne : « pourquoi se presser pour arriver nulle part ? ? ». Et par la force des choses Russel nous quitte. Ça ne nous empêche pas de tourner sans lui à 90-100 km chaque jour sans être trop fatigués. On repense aux cyclistes que l’on croisait en Amérique Latine et qui avaient déjà traversé le Canada et/ou les Etats-Unis. Ils avaient toujours un bon paquet de kilomètres au compteur. Aujourd’hui on se rend compte pourquoi : l’Amérique du Nord, c’est sacrément roulant ! C’est d’ailleurs tellement roulant que Stephen, un cycliste (encore un !) anglais rencontré sur la route, traverse le pays d’Ouest en Est en seulement 21 jours ! Mais attention, Stephen dit « La Machine » fait entre 200 et 240 km par jour ! Et il a beau avoir un vélo de course en carbone et uniquement 6 kg de matos, ça reste une belle performance.

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Stephen et sa monture

Un vrai bolide ce Stephen! En parlant de bolide, nous en avons vu quelques un lors d’une petite pause déjeuner près de San Marcos…

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On y connaît rien mais ça nous plaît

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Jaune poussin

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Celle-ci avait du succès

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Sympa la couleur

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Ca reprend du Johnny Cash

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Une camaro

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Parfois le tunning ça en jette

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Y’en a de la voiture!

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Beaucoup de connaisseurs

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Sacré moulin

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Ca n’en finit plus

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Trois bolides

En ce qui concerne les paysages, il y aura clairement eu un « avant » et un « après « Austin. Avant Austin, nous avions droit à un décor bien sec. Par contre, quand nous sommes arrivés aux alentours de la capitale texane, quelqu’un a du balancer un bon coup de baguette magique car tout est devenu vert !

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Plus gris mais plus vert

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Les bords de la Loire, euh non

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Sympa le p’tit pont

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Maintenant y’a même des fleurs!

Aux abords d’Austin, la patronne d’un motel qui nous avait à la bonne, a absolument voulu que l’on dorme dans sa chambre « spéciale » et nous a fait un prix comme souvent. Jacuzzi, néons phosphorescents, etc.

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On s’installe…

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Jacuzzi!

Les patrons des motels sont d’ailleurs presque tout le temps originaires d’Inde. C’est un peu surprenant quand tu es au milieu de rien en plein Texas et que tu te retrouves à boire du chai !

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Welcome to India

Problème en s’approchant des grandes villes, les routes sont souvent parsemées de verre et autres déchets pas du tout bon pour les pneus. 5 crevaisons en 2 jours et un pneu foutu!

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Un pneu tout neuf!

Heureusement, nous avons trouvé un magasin de vélo sur notre chemin où nous avons été accueillis comme si nous venions d’une autre planète. Nous avons été couverts de cadeaux et les gens étaient tellement sympas avec nous que ç’en était presque troublant ?.

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Merci Bike World

Nous avons passé 6 jours à Austin. C’était nécessaire car nous étions rincés. Et bien on peut vous dire que l’on n’a pas regretté d’avoir fait cette halte. La ville est vraiment chouette. On n’était pas franchement tombé sous le charme de L.A. et depuis que nous avions quitté la Californie il y a un petit mois, on n’avait pas grand-chose à se mettre sous la dent en ce qui concerne les villes. Mais Austin c’est du bon, du très bon même. Des arbres, des parcs, des trottoirs (miracle !), une belle architecture, plein de restos, des bars, de la musique et une forte culture alternative.

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Austin

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Austin

La visite du Capitole à Austin est un incontournable donc nous n’avons pas dérogé à la règle.

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Le capitole à Austin

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Une belle coupole

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Le sénat

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Costard-Santiags

A l’intérieur du Capitole pendant notre visite, des jeunes femmes ont jeté une bonne quantité de tracts du haut d’un balcon. On ne savait pas trop ce que c’était, une tombola, une vidéo pour Youtube ? A la sortie du bâtiment il y avait un attroupement et le temps que l’on se balade dans le Capitole, une estrade avec des micros avait été montée. On demande à une dame, qui avait l’air de la partie, ce qui se passe. Elle nous répond : « C’est pour le mariage, le mariage est en danger, on l’attaque ! ». On lui demande un peu plus d’explications parce qu’on ne comprend pas trop. Elle répète la même phrase trois-quatre fois, c’est bizarre, on cherche le bouton pour l’éteindre. Un homme vient à sa rescousse et nous colle une pancarte dans la main. « En fait on pense que le mariage gay, ce n’est pas bon pour la société et pour les enfants. Deux papas ou deux mamans, ce n’est pas naturel, etc ». Ca y est c’est clair, les tracts à l’intérieur c’est ceux qui sont pour, et ceux qui braillent à l’extérieur sont contre. On balance vite fait bien fait les pancartes, on a déjà assez de papier toilette, et on prend nos clics et nos clacs !

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Pour le mariage gay

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Contre la mariage gay

A Austin, nous avons opté pour le logement chez l’habitant via un site internet (merci Benoît). C’était une bonne idée car nous avons eu le droit à un super accueil comme souvent au Texas. On avait un plumard de folie dans lequel nous avons fait de bons gros roupillons. Chez Ernest et Lila, nos hôtes, d’autres voyageurs étaient présents ce qui nous a permis de partager de bons moments, en mangeant bien sûr ! Sandrine a même eu le droit à un pré-anniversaire et un gâteau de compét’ fait par Lila.

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Pré-anniversaire chez Lila et Ernest

Chose un peu étrange pour nous, Ernest et Lila qui vivent à Austin depuis peu sont inscrits à différents groupes de rencontres à thèmes. Le groupe des « nouveaux à Austin » par exemple. Ils nous emmènent donc avec eux dans ces différents groupes et même si les gens sont un peu spéciaux, on trouve toujours quelqu’un de cool avec qui discuter. Un soir dans un de ces groupes, on a même été interviewés et filmés par une journaliste qui faisait un reportage sur la « diète paléo ». Ils nous ont aussi trainés (toujours via leurs groupes étranges) un après-midi dans une sorte de petit village caché dans les bois où tous les gens étaient habillés façon « robin des bois ». Les familles arrivaient en côtes de maille, habillés de peaux de bêtes ou autre. Y a intérêt à être ouvert d’esprit avec leur histoire de groupes !

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Du bon cuissot de dinde!

Grâce à Wayne et sa femme venu le rejoindre à Austin, nous avons pu passer une journée à San Antonio (la voiture c’est quand même bien parfois). Le centre-ville est bien sympa, notamment le fameux « riverwalk ». On a aussi fait un tour du côté de Fort Alamo pour le principe.

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San Antonio

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Avec Wayne et sa femme Terry

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Riverwalk San Antonio

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Riverwalk San Antonio

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Cyclo-caniche

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Fort Alamo à San Antonio

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C’est du bon ça hein!

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Un bel arbre près du fort

La pause à Austin bien consommée, nous avons repris la route avec notre pote Wayne. Cette « courte » section après Austin aura été bien verdoyante et un peu pluvieuse mais les gens auront encore une fois été très accueillants.

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Là on va y avoir droit!

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Petite route de campagne

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Jolies petites fleurs

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C’est verdoyant

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Dans la forêt

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Vraiment bien pour pédaler

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Tu nous cherches?

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Ca c’est de la boîte aux lettres!

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Au feu rouge avec nos potes

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Photo obligatoire!

On a fêté le vrai anniversaire de Sandrine au petit-déj dans un petit roadhouse typique avec comme souvent des photos d’Elvis, de John Wayne ou encore James Dean aux murs. Et toute la salle a chanté de bon matin !

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Petit déjeuner d’anniversaire et tout le monde chante!

Pour notre dernière nuit au Texas, nous sommes invités tous les trois ainsi qu’un autre cycliste à manger et passer la nuit chez Debbie. Un bel exemple d’hospitalité !

Merci Debbie!

Merci Debbie!

Enfin voilà, fini le Texas. On y aura passé 28 jours et pédalé 1840 km. On a tous les deux beaucoup aimé le Texas, surtout pour les gens vous l’aurez compris mais aussi pour l’authenticité de cet Etat. On pourrait vous raconter des tas d’anecdotes et les rencontres ont été nombreuses et riches ce qui est souvent révélateur.

Nous sommes maintenant en Louisiane depuis 50 km pour être précis. C’est un nouvel Etat pour nous donc une nouvelle aventure !

A bientôt !

A nous La Louisiane!

A nous La Louisiane!